Pierre Gour - Pour le bien commun

Né en 1930 à Saint Malo, « un jour de tempête, comme Chateaubriand », Pierre Gour passe la plus grande partie de son enfance à Laval (Mayenne) dans une famille aimante. À 17 ans, il entre « aux chemins de fer » comme son père ; débute alors une riche et longue carrière qui le mènera du bas de l’échelle au sommet de l’organigramme (NDLR : lorsqu’il a pris sa retraite, Pierre Gour était inspecteur divisionnaire, le plus haut grade au sein de la SNCF).

De Dakar à Chanteloup

A 18 ans, il part sous les drapeaux dans le cadre de son service militaire, direction : Dakar. « Je faisais partie des troupes aéroportées, explique-t-il, et c’est à cette occasion que j’ai réalisé mon premier saut en parachute ». Si cette expérience lui permet de s’ouvrir sur le monde et surtout de dépasser ses limites, elle grave aussi dans sa mémoire des souvenirs plus tendres : « lorsque j’étais au Sénégal, j’avais toujours avec moi la photo de celle qui allait devenir ma femme. Cette image me remplissait de bonheur à chaque fois que je la sortais de mon portefeuille ».
Revenu à la vie civile, Pierre Gour se marie et devient père pour la première fois. Il s’investit également dans son travail, tant et si bien qu’il est promu à Paris. En 1957, la petite famille s’installe à Chanteloup-les-Vignes. « Quand nous sommes arrivés à Chanteloup, c’était un petit patelin de 1700 habitants. À la place de l’actuel quartier de la Noé, il n’y avait que des champs. Il n’y avait pas non plus de gare ferroviaire ; pour aller travailler à Paris, je prenais le train à Andrésy ».

Le goût de la politique locale

C’est à la fin des années 1970 et par l’intermédiaire de sa femme (institutrice à l’école Marie Curie de Chanteloup-les-Vignes) que Pierre Gour choisit de s’engager en politique. Ce fidèle de l’action syndicale et de la CGT prend sa carte au Parti socialiste : « La politique m’a toujours passionné, voire exalté ! Ce fut le cas notamment lors de l’élection de François Mitterand à la présidentielle de 1981. Même si, à l’époque, je me définissais davantage comme un rocardien, cet événement m’a rendu très heureux. J’avoue que, maintenant, je regarde tout cela avec plus de réserve… et puis vu mon âge, je ne suis plus du tout dans le coup ! ».
Rapidement, le Chantelouvais d’adoption s’investit dans des mandats locaux. De 1977 jusqu’au début des années 2000, il occupe la fonction de conseiller municipal. En 1982, il devient maire de la Ville pendant un an, avant de céder sa place à Pierre Cardo en 1983. « J’étais à gauche, lui à droite, mais ça nous a jamais empêché d’être de très bons amis » précise-t-il pour décrire sa relation avec l’ancien maire de Chanteloup-les-Vignes (de 1983 à 2009), avec lequel il s’est toujours illustré dans une démarche d’opposition constructive. « Malgré nos différences politiques, nous avons toujours oeuvré pour le bien commun de la Ville. Cela était suffisant pour nous rapprocher. Nous n’avons jamais été farouchement opposés sur le plan de la politique locale. » Avant d’ajouter : « ce que réalise aujourd’hui Catherine Arenou s’inscrit totalement dans la continuité du travail entamé par Pierre. Nous avons la chance d’avoir une commune bien tenue depuis de longues années ».

Un engagement sans faille dans le milieu associatif

Lorsqu’il prend sa retraite au milieu des années 1980, Pierre Gour refuse de rester inactif. Tout en restant conseiller municipal, il décide de se consacrer à la vie associative locale. « J’ai besoin de me sentir occupé et surtout de servir à quelque chose ». La semaine suivant son dernier jour de travail, il intègre donc le bureau de l’association gérant le Centre de promotion par la Formation, en tant que trésorier. En 1987, toujours animé par la même volonté de rendre service aux habitants qui en ont le plus besoin, il crée l’antenne locale des Restos du Coeur de Chanteloup-les-Vignes. « La création des Restos a été un vrai travail à plein temps ! Cela me prenait toute la journée, de 9h jusque 18h le soir. Il m’arrivait souvent de partir en camionnette pour aller chercher moi-même les marchandises à l’autre bout de Paris. C’était très intense ». Cette suractivité ne décourage pas pour autant notre jeune retraité qui s’investit également dans d’autres associations : l’ASTI mais aussi l’amicale des anciens, dont il a également intégré le bureau en tant que trésorier.
En hommage à son implication dans la vie associative locale, Pierre Gour a reçu en janvier dernier la médaille de la Ville des mains du maire Catherine Arenou, sous le regard ému de Pierre Cardo. Une récompense dont il se dit fier mais qu’il considère humblement : « J’ai été très touché par cette distinction. Cela dit, je ne m’en glorifie pas pour autant. Tout ce j’ai fait, c’était pour rendre service à la commune et à sa population. Je voulais m’investir dans la vie locale à mon humble niveau et je l’ai toujours fait sans rien demander en retour ».

 

Quelques dates :
• 1930 : Naissance à Saint-Malo
• 1957 : Installation à Chanteloup-les-Vignes
• 1977 - 2000 : Conseiller municipal de la commune
• 1982 - 1983 : Maire de Chanteloup-les Vignes
• 1987 : Création des Restos du Coeur
• 18 janvier 2018 : remise de la Médaille de la Ville

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