L'Eglise Saint-Roch : un demi-millénaire d’Histoire

L'Eglise Saint-Roch : un demi-millénaire d’Histoire

L’église Saint-Roch de Chanteloup-les-Vignes fêtera bientôt ses 500 ans d’existence. Cet anniversaire donnera lieu à une semaine de festivités organisées du 13 au 21 octobre. Une occasion unique de revenir sur l’histoire de cet édifice remarquable du patrimoine municipal.

 

La construction de l’église Saint-Roch date du XVIème siècle. Elle s’est déroulée en plusieurs étapes, de mars 1514 à octobre 1518. Avant cela, les 550 habitants de la commune (qui n’était encore qu’un tout petit village) devaient se rendre à l’église de Triel-sur-Seine pour l’office, ce qui, au vu de la distance, était assez contraignant. Ces derniers décidèrent donc de bâtir leur propre église, avec le soutien des habitants de Carrières-sous-Poissy, qui dépendaient aux aussi de la paroisse de Triel-sur-Seine, et qui voyaient d’un bon œil l’installation d’un nouveau lieu de culte, plus proche de chez eux. Le chantier fut porté par une véritable émulation locale : toute la population contribua à son édification, en particulier Léonard et Raymond Le Bailly mais aussi Pérette Séjourné et son frère Pierre.

Dès le départ du projet, les paroissiens avaient une idée en tête : placer l’église sous la protection de Saint-Roch, « protecteur des malades, des animaux et des maladies contagieuses » (lire encadré ci-dessous). Un patronage destiné à prémunir les Chantelouvais contre les fréquentes épidémies de peste qui sévissaient à l’époque et qui donna lieu, par la suite, à un certain nombre de pèlerinages.

Un patrimoine remarquable

Conçu dans un pur style médiéval, l’église Saint-Roch se distingue par une structure traditionnelle, avec un chœur orienté à l'est, une nef d'est en ouest et deux chapelles latérales, l'une au sud et l'autre au nord, le tout formant une croix latine. L’ensemble est rehaussé à l’extérieur par un majestueux clocher porche quadrangulaire de 32 mètres de hauteur, répertorié au patrimoine du Vexin français et ramené à 25 mètres depuis la tempête de 1999.

Entre ses murs, le bâtiment enferme un patrimoine remarquable dont la plus belle pièce est assurément le magnifique retable en bois édifié en fond de chœur. Représentant en son centre l’assomption de la Vierge Marie, cet ouvrage sculpté est composé d’une partie haute dédiée à la Sainte-Trinité, de deux niches enfermant des statues de Saint-Roch et Saint-Sébastien et d’un tabernacle orné d’une Vierge, d’un ange et d’un bon pasteur. Plusieurs vitraux entourent également le retable dont les plus proches représentent, dans leurs médaillons, des scènes de la vie de Saint Roch.

De sa construction jusqu’à aujourd’hui en passant les grandes dates de l’Histoire de France, l’église Saint-Roch a considérablement évolué  au rythme des restaurations, dégradations et autres transformations… Elle présente ainsi, en ce début de 21ème siècle, une image modifiée par rapport à ce qu'elle a connue au fil des cinq siècles passés, tout en conservant son identité première.

Saint-Roch, protecteur et guérisseur des malades

Saint-Roch, né en 1295 à Montpellier dans une famille bourgeoise, fut orphelin à 20 ans ; il vendit tous ses biens pour partir en pèlerinage à Rome. Plein de charité pour les pauvres et les malades, il les guérissait de la peste. Lui-même en fut atteint. La Providence vint à son secours sous les traits d’un chien qui lui apportait de quoi subsister. A son retour à Montpellier, il ne voulut pas décliner son identité, fut considéré comme un espion et enfermé pour cette raison dans un cachot où il finit ses jours.      

Contact : 

Union Paroissiale

Tél : 01 39 74 83 57
paroisse.chanteloup@orange.fr

 

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37 rue du général Leclerc
78570 Chanteloup-les-Vignes
Tél. 01 34 01 10 50
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Horaires d'ouverture : 
Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 18h.
Le samedi de 9h à 12h : permanence Etat-civil uniquement.